Avinens / Cants de Trobadors. Chants de Troubadours et Troubairitz des XIIe et XIIIe siècles


[7.7.2017  22:24 GMT+2]







http://www.medieval.org/emfaq/cds/avn01.htm





Mucho instrumental y dos cantigas (CSM 100, CSM 197)


1. Uterus hodie virginis floruit — Conductus, abbaye de St Martial de Limoges, 13th c.
2. Can vei la lauzeta mover — Bernart de Ventadorn
3. Vidus sidus aureo
4. Pus astres no m'es dontz — Guiraut Riquièr
5. Como quer que gran poder — CSM 197

6. Domna pos vos ai chauzida — Anon. troubadour
7. Tuit cilh que son enamorat — Anon. troubadour
8. La gran beutats e'ls fins ensenhaments — Arnauld de Maruèlh
9. Can vei los pratz verdezir — Anon. trobairitz /Peirol
10. Aissi com es sobronrada — Guiraut Riquier

11. Amors m'ard com fuòc am flama — Anon. trobairitz
12. Can l'erba frescha e'lh fuèlha par — Bernart de Ventadorn
13. A l'entrada del temps florit — Anon. troubadour
14. Nomen a solempnibus — Carmina Veris et Amoris, Carmina Burana 52
15. A chantar m'er de so qu'eiu no voldria — Comtessa de Dia

16. Can ai lo mond consirat — Anon. troubadour
17. Ai tantas bonas chanços — Bernart de Ventadorn
18. Drechs de natura comanda — Maître Ermengaud
19. Cristians vei perilhar — Guiraut Riquièr
20. Santa Maria strela do dia — CSM 100





Avinens
Muriel Batbie-Castell — voice, bûche/scheitholt, tambourine
Jodël Grasset-Saruwatarilutes, bowed psaltery, auselet, clay bells, organetto

recording: Église de Palaja (Aude, France), march 2003






De un pdf de la red:

"Cants de Trobadors"
de l'ensemble AVINENS
(Chants de Troubadours et Troubaïritz des 12ème et 13ème siècles)
Muriel Batbie Castell - chant
Jodel Grasset-Saruwatari - luth, oud, auselet, carillon
d’argile, psaltérion à archet


AVINENS Cants de Trobadors
« Sortir un disque consacré aux Troubadours est un exercice périlleux. Beaucoup en sont conscients et préfèrent pudiquement « attendre ». D’autres considèrent ce même exercice comme une étape, soit dans une carrière de chanteur(se) – d’expression occitane ou non -, soit dans le cadre d’une « quête » personnelle. Se consacrer à ce répertoire, quoiqu’il en soit, est rarement anodin et, même dans notre terre d’Oc, il n’est pas des plus fréquents d’entendre la musique des Troubadours.

Muriel Batbie Castell et Jodel Grasset-Saruwatari la fréquentent depuis de longues années. Muriel cultive l’occitan avec bonheur, et l’enseigne comme professeur certifiée. On l’entend également servir le répertoire baroque du « grand Sud », sur des textes en langue d’oc ou non. Sa jolie voix flexible, mariant avec bonheur une technique classique et des inflexions plus « populaires », charme par sa grâce et la justesse des inflexions. Jodel, après diverses et déjà lointaines expériences, s’est stabilisé dans les musiques du Moyen-Age et de la Renaissance. Poly-instrumentiste, il fait résonner ici le carillon de terre cuite, l’auselet (« oisillon » de terre cuite, en fait flûte double à bourdon), le psaltérion à archet, l’organetto, mais surtout les luths dont il est spécialiste. Cet effectif minimaliste correspond à l’une des démarches de nos deux musiciens, peut-être la plus profonde car parfaitement rodée, dans laquelle une complémentarité exemplaire s’offre à nous.

La monodie des poètes musiciens se transforme ici en une « super-monodie », que l’ethnomusicologue nommerait hétérophonie car chacun vit à sa manière la mélodie, tout en énonçant, questionnant, répondant. Si la diction de Muriel semble parfaite (et c’est, semble-t-il l’opinion des linguistes, ce que je ne suis pas), le non-spécialiste est forcément touché par la manière vivante et sensible – sans tomber dans un « expressionnisme » cultivé par d’autres – avec laquelle elle déclame, en musique ou non, ces beaux textes de l’Occitanie romane. Tantôt discrète, tantôt franchement diserte, la voix instrumentale de Jodel vient apporter la troisième dimension qu’il appartient à chacun de découvrir, face à ces sources linéaires que tout bon interprète doit apprendre à faire palpiter.

Outre de grands succès tel que Can vei la lauzeta de Bernart de Ventadorn, on appréciera la part laissée aux Trobairitz, femmes troubadours que seules une voix et une sensibilité féminines peuvent vraiment servir. Un répertoire original, où l’on entend des auteurs moins connus comme Matfre Ermengaud, Arnaud de Maruèlh, et divers troubadours anonymes alterner avec diverses pièces de Guiraut Riquier, Bernart de Ventadorn, Peirol ou Béatrice de Die. Un conduit provenant de Saint-Martial de Limoges et deux Cantigas d’Alfonso el Sabio complètent ce répertoire. Deux musiciens de la région toulousaine servant avec ferveur et compétence leur patrimoine. Un très beau moment ! »
— Jean-Christophe Maillard , Pastel, n°54



Y otro
(todavía no los he leído, a lo mejor dicen lo mismo):


« En interprétant la musique médiévale, religieuse et profane, masculine et féminine, les deux artistes d’Avinens nous font entrer dans une intimité expressive, c’est-à-dire qu’ils font le double choix de l’interprétation et de la sobriété. Et l’une va nourrir l’autre. Interprétation parce que nous, les auditeurs, ne pouvons entrer dans un chant qui date de près de 700 ans s’il n’est pas interprété, si l’artiste ne nous dit pas, par son art, ce qu’il a senti, éprouvé en le travaillant ; sobriété parce qu’il ne s’agit là ni de chant lyrique ni de chant traditionnel mais d’autre chose, de la rencontre d’une poésie avec une mélodie et que cette musique ne peut être jouée par une formation importante. Ce faisant, ils prennent des risques et font des choix. Le risque de s’adresser à vous, public du 21ème siècle, à partir de votre sensibilité, de vous guider dans un art des sons et un art des mots, à partir de leurs sensations propres. Le choix de la modestie : il n’est pas question ici d’entrer dans le fantasme d’un 12ème siècle rêvé, où vous seriez un public venu écouter des jongleurs. La réalité est bien plus belle que cela ! Vous êtes, vous, un public du 21ème siècle, initiant le chemin ou déjà avancé, en tout cas aimant cet art qui nous fut fondateur.

Dans les pièces que vous allez entendre, écoutez le dialogue de l’instrument et de la voix, écoutez la manière dont ils se parlent, se répondent, se questionnent aussi, la façon dont le luth soutient la voix, dont la phrase musicale va précéder l’interprétation vocale, comme une invitation, la prolonger comme un écho… Puis entendez la voix. Ce qu’elle souligne, ce qu’elle porte, ce qu’elle glisse à notre sensibilité ; la vraie poésie se vit sans traduction, parce qu’il y a en elle assez d’énergie pour nous dire son message, il en est de même de ces chants composés il y a si longtemps pour que naissent les aubes de nos amours. Nous allons ce soir vivre une rencontre exceptionnelle, celle de votre écoute sans laquelle il n’y aurait rien et de pièces musicales, instrumentales ou chantées, nées il y a plus de 700 ans. Entre vous et ces pièces, deux interprètes, dans tous les sens du terme. Ils sont un peu vous, et un peu eux, ces auteurs compositeurs du 12ème et du 13ème siècles. Ils sont les guides souriants de notre cheminement, de notre rencontre. Ecoutez, ils vous parlent de vous. »
— Guilhem Joanjòrdi


(2758, 1273, 98, 1499459094, 3, 2758, '(+) Avinens - Cants de Trobadors', 'anaku' - 1499459651
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