Gadje  /  Strada


Musiques nomades · Nomadic music






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PRODUCTIONS XXI — CD 2 1432

2002

cm













  1. Zensko oro   [4:09]   anon., Macedonia

  2. Szar csiriklyi   [4:26]   anon., Hungary


  3. anon., Greece
  4. Karagouna   [4:25]  
  5. Omorfoula   [3:36]  
  6. Erinaki   [3:07]  
  7. Bals de Smyrne   [3:26]  
  8. Tha tragoudíso Agaliná   [3:48]  


  9. Danse de Neri Bey   [2:59]   anon., Albania

  10. Ballo della sposa   [3:31]   anon., Italy

  11. Arin, arin   [2:24]   anon., Basque country

  12. Batribán   [2:39]   anon., Spain


  13.   [4:08]
    Non sofre Santa Maria · ALFONSO el SABIO. Cantigas de Santa Maria   CSM 159
    Muñeria · anon., Spain (Galicia)


  14. Alalá muiñeria   [3:20]   anon., Spain (Galicia)

  15. Marche / Air du galant   [2:57]   anon., Brittany /Quebec

  16. Ronds de Loudéac   [1:59]   anon., Brittany

  17. Le rosier de trois couleurs de roses   [2:25]   anon., Acadia





L’univers des Roms — qu’on appelle tout aussi bien Tsiganes, Gitans ou Manouches — reste impénétrable pour les Gadjé, les non-Tsiganes que nous sommes. Leur musique, qu’on connaît mieux aujourd’hui, nous permet cependant d’entrevoir une parcelle de leur identité qui s’exprime avec une intensité et une personnalité aussi intrigantes que séduisantes.

Nous avons voulu partager l’errance millénaire de cepeuple nomade pour qui l’image même de la maison se confond à celle de la prison. C’est à travers levénérable continent européen, avec les musiques qui sont celles des musiciens roms, rois incontestés de toutes les grandes fêtes rituelles, que nous avons tracé notre itinéraire : Macédoine, Hongrie, Albanie, Grèce,Italie, Espagne, France et Québec. Cet inspirant fil d’Ariane nous a guidé de la vieille Europe au Nouveau Monde, dans les quelques arpents de neige de notre coin de pays. Le parcours musical de ce disque est celui de mélomanes curieux de reconnaître, à travers les chants populaires de diverse traditions, l’écho des mélodies anciennes qui résonne encore au 21e siècle.

Nous sommes des Gadje, des étrangers à toutes ces musiques d’ailleurs. Nous les jouons à notre façon, sans prétention, mais en cherchant l’esprit et l’énergie qui les animent, si bien que ces mélodies métissées prennent un nouvel accent, le nôtre, et nous les célébrons en toute simplicité en souhaitant, avec une certaine bonhomie, aller à la rencontre des Gens du voyage.

Bon vent !





Strada
Pierre Langevin
Pierre Langevinclarinettes, flûtes, cornemuse, voix | clarinets, flutes, bagpipes, voice

Pierre Tanguay
tambour, darbouka, guimbarde, tambour à cordes, percussion, voix
side drum, darbouka, jaw harp, string drum, percussion instruments, voice

Liette Remonviolon, clarinette, voix | violin, clarinet, voice
Gabrielle Bouthillier — voix, flûtes, hautbois de Poitou | voice, flutes, Poitou oboe
Jean-Philippe Renyguitare, bouzouki irlandais, braç | guitar, Irish bouzouki, braç

&

Guy Rossoud, voix | ud, voice (5, 6)
René Lussierguitare | guitar (13)




Enregistrement et mixage / recording and mixing :  Robert Langlois - Studio 270, Montréal
Mastering :  Jim Rabchuck - Audiobec, Montreal
Conception graphique / graphic design :  Paquebot Design, Québec
Textes / texts :  Sophie Magnan, Pierre Langevin
Traduction anglaise / english translation :  Benjamin Waterhouse
Photo du groupe / group photograph :  Pierre Crépô
Direction artistique / artistic director :  Pierre Langevin
Remerciements / many thanks to :  Judith Cohen, Peter Boteas, La Luna Caballera, Valderi, Didi
® production : Compagnie Anonymus, 2002


© & ℗ 2002, XXI-21 Productions inc.







Zensko oro (Macédoine)
Cette pièce est tirée du recueil Macedonian Folk Music (1990) de Linsey Pollak et Philip Griffin. Le choix des instruments s’inspire de la formation traditionnelle macédonienne, soit le kaval (flûte oblique), la gaïda (cornemuse), le saz (petit luth) et le tupan (tambour).

Szar csiriklyi (Hongrie)
Les Roms qui chantent, comme les Roms Vlax de Hongrie, n’éprouvent guère le besoin de se faire connaître. C’est sans doute ce qui crée la rareté des chansons en romani, la langue des Roms. Voici une ballade tirée d’un album du groupe Kalyi Jag, l’un des rares groupes roms à diffuser cette musique.

4 Omorfoula (Grèce)
Le titre de cette danse rythmée, originaire de Florina en Macédoine, pourrait se traduire par « la belle aux yeux noirs ». On la retrouve sur le disque Les flûtes grecques, enregistré sous la direction de l’éminente musicologue Domna Samiou, reconnue pour son importante contribution à la préservation du patrimoine musical grec.

6 Bals de Smyrne (Grèce)
Cette pièce instrumentale, teintée d’une langueur toute orientale, est tirée du disque Les flûtes grecques (1975) de Domna Samiou. De très longues et fastidieuses recherches (!…) permettent de conclure que cette musique provient de la région de Smyrne.

Danse de Neri Bey (Albanie)
Notre version de cette mélodie traditionnelle albanaise a le plus souvent servi, en concert, d’illustration musicale à un conte soufi mettant en vedette le personnage de Neri Bey et sa jeune épouse. Elle est inspirée de l’interprétation de Michael et Doreen Muskett, extraite du disque Flutes, Reed and Whistles, paru en 1978.

Ballo della sposa (Italie)
Ce sont deux chansons à danser, tirées du recueil Dai monti al mare (1948) d’Enrico Piglia, qui ont inspiré cette petite suite pittoresque. La première, Balla su, mia Dianella, vient de Toscane et met en scène la jeune Dianella qui manie l’art d’esquiver toutes les invitations à danser. Sur fond de tarentelle, la deuxième danse, E abballati e abballati, traite de la beauté irrésistible des filles à marier.

Arin-arin (Pays Basque)
Au Pays Basque, cette danse est traditionnellement accompagnée par l’alboka, une clarinette double dont chacune des extrémités est emmanchée dans une corne de vache. Cette version est inspirée d’un enregistrement fait en 1952 à Zeanuri, Vizcaya, par le célèbre ethnomusicologue américain Alan Lomax.

Batribán (Espagne)
La région autonome espagnole des Asturies, d’où provient cette mélodie, a préservé l’utilisation de la gaïta (cornemuse) et des tambours comme principaux instruments d’accompagnement de ses danses traditionnelles. La pièce Batribán fait partie du programme d’un concert enregistré sur disque par le groupe Sabugo Tente Firme en 1998, au Mondial des cultures de Drummondville (Québec).

Non sofre Santa Maria et muñeira (Espagne)
Cette suite instrumentale, composée d’un air des célèbres Cantigas de Santa Maria (Cantiques de la Vierge Marie, 13è siècle) et d’une muñeira (danse traditionnelle de Galice), fait partie du répertoire du groupe Os Airinos das Rias Baixas originaire de la région de Pontevedra.

Marche et air du galant (Bretagne/Québec)
Ces deux chansons jouées aux instruments à anches et interprétées dans leur version instrumentale, ont pris respectivement les rythmes de la marche et de la danse. La première, un air breton intitulé Sapergouenne!, est extraite du recueil de Lucien Decombe, Chansons populaires avec musique recueillies dans le département d’Ille et Vilaine (1884). La seconde, recueillie l’an dernier par Gabrielle Bouthillier auprès de Jean-Paul Guimond de Wotton dans l’Estrie (Québec), s’intitule en fait Le galant et sa maîtresse.

Ronds de Loudéac (Bretagne)
L’héritage médiéval subsiste encore dans les danses paysannes bretonnes avec la pratique des danses en ronds aux allures quasi hypnotiques. Les deux ronds joués ici de façon plus légère, proviennent de Loudéac, une ville du centre de la Bretagne . Nous l’avons apprise auprès du violoneux et accordéoniste breton Yves LeGuével.

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